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Agenda

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  • Grandes oeuvres philosophiques. Propos sur l'éducation d'Alain
    jeudi 27 avril 2017 de 10h à 12h
    19 bd Salvator 13006 Marseille

  • Les grandes oeuvres philosophiques. La crise de la culture d'Hannah Arendt
    jeudi 4 mai 2017 de 10h à 12h
    19 Bd Salvator 13006 Marseille

  • Les grandes oeuvres philosophiques. Le phénomène humain de Teilhard de Chardin
    jeudi 11 mai 2017 de 10h à 12h
    19 Bd Salvator 13006 Marseille

Juillet 2011

Éditorial par Fernand Schwarz, Président fondateur de Nouvelle Acropole en France

 

Le retour à une société de l'affection

La peur est aujourd’hui une question clé. Un climat anxiogène s’installe autour de nous parce que trop de croyances et certitudes sont ébranlées très rapidement et nous avons de plus en plus de difficulté à assimiler les incertitudes qui provoquent le changement, même si certaines sont porteuses d’espoir. La moyenne d’âge des Européens se situe au-delà de 40 ans et pousse les pays de la vieille Europe à préférer conserver les acquis, les rentes et pourquoi pas à transformer leurs pays en musée, tandis que les pays émergents comme l’Inde, le Brésil, la Chine, avec une moyenne d’âge entre 25 et 30 ans se tournent vers la prise de risque et une adaptabilité surprenante. Cependant, cette angoisse qui s’installe dans nos sociétés occidentales et notamment en France a également du bon. On recherche le groupe, la famille, on retrouve le bonheur d’être ensemble. On cherche toute forme de lien et peut-être une certaine forme d’individualisme qui nous a dominée commence à reculer. Nous sommes dans la reconstruction du lien affectif, explique le sociologue Jean Viard. Nous commençons à réapprendre à organiser notre vie sociale et individuelle autrement, après avoir subi de plein fouet les ravages de la société industrielle, qui a supprimé les rythmes des sociétés anciennes dans lesquelles il y avait encore l’alternance des saisons, les fêtes religieuses et laïques…

 

Cet été, 60 % des gens partiront en famille ou en groupe avec des amis pour retrouver le bonheur d’être ensemble, redécouvrir la France, enfin pour vivre le bonheur de rester chez soi, avec des repères familiers, pratiquer le retour à soi, sorte de «tranquillisant» naturel, généré par la familiarité des lieux et des gens, où l’on pourrait se faire peur sans réel risque. Comme l’explique le psychiatre Cyrulnik, «quand le risque devient réel on n’érotise plus la peur».

 

Dans cet environnement instable et peu sûr, se mettent en place de nouvelles pratiques de solidarité, moins contraignantes que par le passé, des solidarités affectives où l’on choisit en conscience avec qui l’on veut partager des liens.

 

Profitons ainsi de nos vacances, chers lecteurs pour exprimer notre affectivité et faire notre cure d’affection. Ces rencontres et visites doivent nous permettre de trouver le cadre pour nous ressourcer intérieurement et pourquoi pas en retour continuer à enrichir ces attitudes par une société plus solidaire et affectueuse qui réussisse au mieux à vivre ensemble. Voilà notre défi et notre espoir.