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Les nouveaux horizons de la philosophie contemporaine

La philosophie moderne se caractérise par le désir de se libérer du savoir hérité des penseurs du passé, et de juger les choses par soi-même.

. la séparation de la philosophie et de la religion

. la contestation de la tradition philosophique

. le rôle majeur de la science

. la politique au cœur de la philosophie

Traits spécifiques de la philosophie moderne :

. un sens héroïque de la pensée : pour faire reculer l’ignorance ou les limites de la connaissance,

. la suprématie de la raison : on connaît quand on comprend et qu’on peut s’assurer personnellement des choses,

. l'homme agissant :  pour laisser son empreinte dans le monde et transformer le monde,

. la liberté contre une triple oppression : la misère, la servitude et l’ignorance,

. une nouvelle vision du temps : chronométré, linéaire, historique (présent-passé-avenir)

. l'image du philosophe des Lumières : engagé dans les idées et leur diffusion.

 

Aujourd’hui, nous allons aborder les nouveaux horizons de la philosophie contemporaine, les 19ème et 20ème siècles.

 

I - Le 19ème siècle : le soupçon face à la toute-puissance de la modernité

 

Le 19ème siècle est l'héritier de la révolution scientifique du 17ème siècle, de l’idéal de la Raison universelle  menant les peuples et des premiers effets de la révolution industrielle du 18ème siècle.

C'est un siècle de bouleversement total, économique, politique, technique et scientifique.

Cette mutation est interprétée comme une étape décisive, qui prend le nom de "modernité" dans le processus historique d'évolution de l'humanité. L'Europe se conçoit comme l'avant-garde d'un âge d'or de l'humanité, où grâce à l'essor d'une raison scientifique triomphante, tout sera au mieux dans le meilleur des mondes.

 

Le formidable progrès des sciences de la nature et de la technique joue un rôle capital dans le climat intellectuel de l'époque. C'est sur lui que se fonde la croyance optimiste, voire utopique, dans les ressources quasi-illimitées du Progrès, dans cette capacité que les hommes ont de transformer le monde, grâce à la raison.

La figure de l'ingénieur, qui transpose le savoir théorique en application pratique, devient le symbole de cette nouvelle foi.

L'article "Progrès" du Grand Dictionnaire universel de Larousse, en 1865, fournit un témoignage précis de la domination de cette idéologie : "Cette idée que l'humanité devient de jour en jour meilleure et plus heureuse est particulièrement chère à notre siècle. La foi à la loi du progrès est la vraie foi de notre âge."

 

Mais il est un autre 19ème siècle…. celui de certains philosophes et écrivains.

Baudelaire s’interroge : "Quoi de plus absurde que le Progrès ?"

La nécessité de revenir les pieds sur terre engendre les philosophies critiques dites "du soupçon". Délivrer la vie vraie, l’existence vraie, en critiquant le principe de Hegel :"Tout ce qui est réel est rationnel". Le soupçon est donc une réaction à  l’hyper-rationalité développée au siècle des Lumières.

Après la mort de Hegel en 1831, un contre-courant part d'une critique de l'idéalisme, et veut explorer de nouvelles voies.

 

Karl Marx résume sa critique des philosophies précédentes dans la célèbre phrase : "Les philosophes n'ont fait qu'interpréter diversement le monde ; ce qui importe, c'est de le transformer."

Le socialisme scientifique trouve son fondement théorique dans l'œuvre de Marx et Engels. En reprenant de façon critique la philosophie de Hegel, Marx développe une analyse globale, dialectique et matérialiste, de la société et du cours de l'histoire, sur la base des conditions économiques.

Charles Darwin démontre l'évolution du vivant et Sigmund Freud découvre les moteurs inconscients de la vie du sujet, provoquent une transformation décisive de l'image de l'homme.

 

On appelle généralement les maîtres du soupçon Marx (1818-1883), Nietzsche (1844-1900) et Freud (1856-1939).

Mais je vais plutôt vous parler de trois philosophes du soupçon qui vont réellement ébranler les fondements de la philosophie moderne.

Les trois grands philosophes du soupçon : Schopenhauer, Kierkegaard et Nietzsche.

 

Schopenhauer, Kierkegaard et Nietzsche remettent en cause l'optimisme et le rationalisme des Lumières. Chacun à sa manière, ouvre les portes de l'ère du soupçon et pose les fondements de la philosophie contemporaine.

Dans une Europe traumatisée par les Révolutions politique et la brutalité de la Révolution industrielle, ils sont les premiers à remettre en cause  la dictature de la Raison et à douter des lendemains qui chantent.

Ils pressentent les horreurs du 20ème siècle et instaurent une rupture fondamentale et irréversible avec l'optimisme et le rationalisme des Lumières. C'est par cette rupture qu'ils ouvrent l'espace de la pensée contemporaine.

 

Schopenhauer : 1788 – 1860

Non seulement, le réel n'est pas rationnel, mais il est le non-rationnel par excellence.

L'univers de la conscience, et de la représentation n'est que la partie émergée de l'iceberg. Tous les grands récits scientifiques, métaphysiques ou religieux par lesquels nous cherchons à donner du sens à nos vies sont de pures et vaines fictions. Le fond du réel, une sorte de vouloir anonyme et cosmique, est le règne sans partage de pulsions dépourvues de toute cause et de toute finalité ultimes.

C'est ainsi que l'idéal des Lumières, l'optimisme et l'humanisme rationaliste et progressiste se trouve anéanti. Il a été le premier à penser l'inconscient comme étant la clé de l'homme, avant Freud.

 

Kierkegaard : 1813 – 1855

Philosophe danois, il dirige ses attaques contre le vide existentiel de la pensée abstraite, visant plus particulièrement Hegel dans sa critique, mais aussi Descartes.

 

L'univers des représentations rationnelles, scientifique ou philosophique, passe totalement à côté du réel. L'existence singulière est rebelle à toutes les catégories de la raison. Or c'est cette existence singulière qui seule importe. Nous sommes cette existence singulière et c'est à ce niveau que se joue notre destinée, pas à celui des lois et des concepts abstraits élaborés par la raison.

 

"Qu'est-ce que la pensée abstraite ? C'est la pensée dans laquelle il n'y a pas de pensant. Qu'est-ce que la pensée concrète ? C'est la pensée dans laquelle il y a un pensant, dans laquelle l'existence donne au penseur existant la pensée, le temps et l'espace. "

Kierkegaard défend le sujet concret comme fondement de toute pensée, par opposition à sa dissolution dans une généralité abstraite, ce qui donnera une impulsion décisive à la pensée existentielle du 20ème siècle.

Schopenhauer et Kierkegaard ouvrent la voie à la critique de Nietzsche, qui inaugure véritablement la philosophie contemporaine.

 

Nietzsche : 1844 – 1900

Nietzsche soumet les valeurs morales traditionnelles à une critique aigue. Son œuvre tardive inaugure la vision d'un âge nouveau, fondé sur le renversement de toutes les valeurs.

 

Les idéaux, qu'ils soient religieux, métaphysiques ou laïques, humanistes ou matérialistes, sont tous des idoles qui imitent la structure de l'au-delà opposé à l'ici-bas, de ce ciel dont on se sert pour annihiler la terre. Il annonce le crépuscule des valeurs transcendantes et pourvoyeuses de sens qui, pour lui, sont inventées par les hommes pour donner un sens à leur vie, pour refuser la vie telle qu'elle est.

L'idéalisme est un nihilisme, une attitude qui nie le réel au nom de l'idéal, comme le fait toute tentative d'amélioration au nom d'un avenir meilleur ou d'un projet supérieur.

Les nouvelles figures de l'idéal, pourtant laïques, Le Progrès, les Droits de l'Homme, la Science, la République, la Liberté, la Raison, conservent l'élément fondamental du religieux. Les religions de salut terrestre, même si elles se prétendent athées, n'en restent pas moins des religions.

C'est donc le rationalisme qui est la bête noire de Nietzsche,

« Dieu est mort, et nous l’avons tué ! » parce que nous avons fait triompher le Dieu de la raison. Le Dieu moral a triomphé du Dieu de l’extase dionysiaque, de l’irrationalité. L'homme de l'humanisme rationnel a triomphé de l’homme libre qui dit oui à la vie.

 

Il faut donc se réconcilier avec le réel, regretter un peu moins, espérer un peu moins, aimer le réel tel qu'il est, ce qu'il appelle l'amor fati, l'amour de son sort, du présent tel qu'il nous est donné.

 

Paul Valéry disait dans ses Cahiers : Nietzsche, c'est un excitant. L'intéressé confirme : "Je ne suis pas un homme, je suis de la dynamite".

Donc point commun entre ces 3 penseurs : refus de la raison abstraite, de l’idéalisme abstrait et retour à l’existence, à sa subjectivité. Nécessité de refonder les valeurs et la morale sur d’autres bases.

 

2. Le 20ème siècle : la contestation des Lumières s’amplifie

Le culte de la raison produit par les Lumières est responsable de la violence que l'on trouve dans le monde. Cet idéal des Lumières, de vouloir émanciper l'homme par la raison, est contesté dès le 19ème siècle et cette contestation se développe durant le 20ème siècle.

 

Le progrès économique se révèle parfois destructeur : le progrès est devenu une fin en soi, détruisant valeurs et morale.

Sous prétexte d'éliminer la haine et l'obscurité, la modernité s'est lancée dans un culte du bonheur, refoulant des questions aussi essentielles que la souffrance, la mort, le sens de la vie….

La pensée du 20ème siècle questionne l'héritage de l'humanisme afin de demander quel homme, avec quelle raison, pour quel progrès et quel bonheur il importe que l'on construise.

Ces questions ont été posées au tout début du 20ème siècle et sont encore les nôtres aujourd'hui !

Plusieurs orientations sont discernables :


. celles qui se préoccupent de l'homme et de sphère d'existence : l'accomplissement concret de la vie est au centre de la philosophie de l'existence, l’existentialisme ; partant de Kierkegaard, l'orientation existentielle est représentée par Jaspers, Sartre et Camus.

 

. la société et la religion sont fréquemment soumises à une critique aigue par la réflexion philosophique. Bergson développe la notion d’élan vital, questionne le sens de l'évolution, la destination de l'homme.

 

La crise créée par la première Guerre mondiale :

. La phénoménologie fondée par Husserl :

Husserl étudie les processus internes de la conscience, et dit que la philosophie doit apporter une nouvelle connaissance sur l'essence des choses et des hommes.

Merleau-Ponty, Heidegger : une nouvelle ontologie qui ne tomberait pas dans l'oubli de l'être, comme cela s'est passé dans la pensée occidentale.

 

Entre 1935 et 1937, Husserl écrit sur la crise des sciences européennes, et sur la crise de l'Europe.  La crise de 1929 n’est pas seulement une crise économique, mais une crise plus profonde.

La science est en échec, malgré ses progrès, car elle est incapable de donner au monde la philosophie et la sagesse dont il a besoin. Forme de barbarie excluant toute philosophie au nom de l'utilité et de la science.

 

Abus de la logique qui a envahi la science. Abus de la psychologie et de la référence au sujet.

La culture est incapable de réconcilier les hommes et leurs expériences avec la science et la rigueur. Il fait de la notion de Présence la notion centrale de sa philosophie afin de surmonter l'opposition entre la science et les hommes.

 

. Heidegger : le drame de la pensée technique.

 

Avec l'avènement de la pensée utilitaire cherchant à tirer profit de toutes choses, ce rapport à la vie s'est obscurci. La technique dont parle Heidegger ne renvoie pas seulement aux machines. Il s'agit essentiellement d'une façon de penser qui cherche partout le profit et l'utile, qui engendre une vision de la vie abstraite et trop terre à terre à la fois. Il faut donc revenir à l'Etre. Revenir au sens de l'œuvre qui réunit le geste et la parole. L'homme contemporain est désœuvré. Il s'ennuie dans un monde qui ne lui dit rien, car les outils ne parlent plus, que les paroles sonnent creux et que le sentiment d'œuvrer avec les autres dans une grande œuvre commune donnant du sens à notre présence sur terre n'existe pas. C'est cela l'oubli de l'être.

 

Le désarroi créé par la Seconde Guerre mondiale :

Les désastres de la Seconde Guerre mondiale ébranlent la confiance des philosophes pour le domaine des idées.

Y -a-t-il encore une philosophie après Hiroshima ?

. Hannah Arendt : 1906 – 1975

 

Si l'homme a une dignité à défendre, si l'on veut éviter de régresser à  la barbarie, ce n'est pas en faisant de l'homme et de ses droits une religion. Au contraire. la religion de l'homme a transformé l'humanisme en totalitarisme en faisant de tout ce qui n'est pas l'homme un ennemi. La religion, la nature, mais aussi tous ceux qui sont hors normes parce qu'ils ne possèdent pas le profil type de l'homme ont été exclus par les promoteurs d'une humanité absolue et pure se voulant sans Dieu, parfaite maîtresse de la Nature (nazisme) et de l’Histoire (stalinisme).

L’homme a été réduit à l’homme de masse, qui vit dans la désolation, car n’a plus de lien cosmique, social, ni individuel. L’homme est devenu étranger à lui-même.

. Emmanuel Lévinas : 1905 – 1995

la violence de l'indifférence

Lévinas soulève la question de l'indifférence comme véritable cause du manque de présence et du manque d'être. Comment sortir de l'indifférence ? En revenant sur la signification de l'homme.

Une attitude d'esprit qui accorde une suprême attention à l'autre, à tout ce qui est humain et vivant.

Importance de l’altérité.

 

3. La philosophie post-moderne des années 60

La philosophie postmoderne désigne un ensemble de discours et de travaux apparus dans les années 60, en particulier en France. Ils rejettent les tendances universalistes et rationalistes de la philosophie des modernes, ou cherchent à s'en distancer pour mieux les analyser.

Elles héritent des grands penseurs du soupçon et sont influencées par le marxisme, la critique de la rationalité faite par Kierkegaard et Nietzsche, par la phénoménologie de Husserl et Heidegger, la psychanalyse de Freud et Lacan, le structuralisme de Lévi-Strauss, mais aussi par la linguistique. la

Ce sont les philosophies de Foucault, Deleuze, Derrida, Althusser, Castoriadis, Baudrillard, Guattari, Badiou, Julia Kristeva …

Les philosophies postmodernes se méfient des oppositions binaires qui dominent la métaphysique et l’humanisme occidentaux, telles que les oppositions entre vrai et faux, corps et esprit, société et individu, liberté et déterminisme, présence et absence, domination et soumission, masculin et féminin. Ils attaquent ces présupposés de la philosophie occidentale pour mettre en place une pensée de la nuance, de la différence ou de la subtilité.

L'idée d'une philosophie postmoderne a essentiellement pris corps grâce aux États-Unis, et ce corpus d'idées reste identifié sous le terme de « French Theory », contemporaine des événements de mai 68.

Deleuze : les différences

La différence provient essentiellement d'une réflexion à partir de l’éternel retour de Nietzsche et de la vision du multiple chez Bergson. Dans son Nietzsche et la philosophie (1962), Deleuze tente en effet de penser une différence qui ne se résorbe jamais dans le logos (contre la dialectique de Hegel), la rationalité, le concept ; une différence qui est pure positivité et pluralité.

Il se veut créateur de concepts : le rhizome, le temps, le désir etc.

Derrida : la déconstruction

Que faut-il entendre par là ? Derrida, en relisant Etre et Temps de Heidegger, cherche à traduire plus précisément le terme de Destruktion employé pour décrire son entreprise de critique de la métaphysique occidentale. Au départ, la traduction française littérale du terme allemand est destruction. Mais Derrida estime que cette traduction n’est pas pertinente. Il lui préfère le terme de déconstruction, dans la mesure où il ne s’agit pas dans l’esprit de Heidegger de détruire la métaphysique, mais de montrer comment elle s’est bâtie.

D’une part, il s’agit d’une destruction, mais d’autre part d’une construction. Il suffit pour cela de trouver des exemples de processus de destruction-construction. Le meilleur est probablement celui de l’édredon : pour réaliser un édredon, il faut à la fois découper des pièces de tissus, mais aussi les recoudre dans un nouvel ensemble qui possède sa propre logique. A partir de multiples pièces anciennes, on fait une construction nouvelle.

Cette méthode pratique et philosophique se présente comme le meilleur rempart aux relégations de la philosophie au rang de discipline désuète et théorique. L’enjeu est bien de lui redonner une dimension concrète, pour éviter que celle-ci ne soit, comme trop souvent, négligée au motif qu’elle n’est qu’un ensemble d’idées abstraites. La philosophie n’est pas l’histoire des idées : il s’agit d’une discipline qui repose sur un savoir spécifique qui est celle de la lecture des textes, mais aussi, plus généralement, qui procède d’un savoir du découpage selon les limites et de leur dépassement possible.

Il critique le fait que la philosophie occidentale privilégie le concept de présence et le logos, que manifeste la parole, plutôt que l’absence et la trace, que manifeste l'écriture.

Foucault :

Il approche la philosophie postmoderne dans une optique historique, Il examine les processus par lesquels la connaissance est déterminée et modifiée par l’exercice du pouvoir.

 

4. Quelques philosophes d'aujourd'hui :

Voici quelques noms, quelques points de repères :

. les philosophes de formation : ils ont fait des études de philosophie, mais ont ensuite décidé de se consacrer à d’autres domaines du savoir : Bernard Henri Lévy par exemple qui se décrit d’abord comme un écrivain, ou à la vulgarisation de thèses philosophiques, comme Raphaël Enthoven.

. les philosophes traditionalistes : ils occupent des postes importants au sein des universités ou des grandes écoles françaises : Luc Ferry, Alain Renaut, Alain Finkelkraut et développent une théorie néo-kantienne.

. Alain Badiou, philosophe français. Le philosopher consiste à repérer dans la variété des mondes et des discours, les indices qu’une vérité a eu lieu. Il s’agit ainsi de prêter une attention au lieu de l’émergence d’une vérité.

Jacques Bouveresse, philosophe français, Très bon connaisseur de Ludwig Wittgenstein. Dans Prodiges et vertiges de l’analogie, il déconstruit les usages abusifs faits par certains intellectuels de l’analogie en philosophie et en sciences sociales, et notamment de l’usage d’outils mathématiques comme le théorème de Gödel pour justifier une théorie.

Marcel Gauchet est l’un des plus célèbres philosophes contemporains français. Dans Le désenchantement du monde, il défend sa thèse célèbre du christianisme comme religion de la sortie de la religion. Dans cette fresque historique, il montre en effet comment le christianisme prépare la laïcisation de la société. Il dirige actuellement la revue Le Débat.

René Girard, philosophe français, est un professeur émérite de littérature comparée à l’université Stanford et à l’Université Duke aux États-Unis. Il est l’inventeur de la théorie mimétique qui, à partir de la découverte du caractère mimétique du désir, a jeté les bases d’une nouvelle anthropologie. Il se définit lui-même comme un anthropologue de la violence et du sacré.

 

 

Conclusion

Nous venons de faire un Voyage au cours de 2600 ans de philosophie occidentale : des poèmes métaphysiques des présocratiques à la nécessité de la déconstruction.

Effectivement, comme en bout de course, il faut inventer de nouveaux fondements à la philosophie.

Profonde rénovation : garder ce qui est valable, inventer de nouvelles formes sans faire table rase du passé.